LIBERER L'ESPACE
Part 2- Libérer l’espace

Comment le zome peut-il libérer l’espace ?
Il faudrait tout d’abord s’entendre sur ce qu’est l’espace, de quel espace parle-t-on ? Même si l’on a une sensation intuitive de la notion d’espace, il importe de mieux le définir. Et l’on s’aperçoit très vite que ce n’est pas facile. L’espace n’est pas un objet que l’on peut observer sous divers angles afin de bien le décrire, l’on est immergé dans un type d’espace dont il est difficile sinon impossible de s’extraire. Alors, que nous disent les dictionnaires ? En les consultant j’ai trouvé quelques définitions. Voilà la première :
-    Propriété d’un objet qui fait que celui-ci occupe une certaine étendue en volume au sein d’une étendue plus grande que lui.
Même en relisant plusieurs fois cette phrase, l’on sent que l’espace ainsi décrit se dérobe, se réduit à peu de chose. Alors voyons la suite et agrandissons notre vue. Et d’ailleurs on confond facilement l’espace et le temps, tel Ronsard parmi d’autres : « Mignone allons voir si la rose … Las voyez comme en peu d’espace, mignone elle a dessus la place, las las ses beautés laissé choir… »

-    Milieu dans lequel évoluent les corps célestes.
Soit, mais l’univers est surtout fait de vide, vide entre les étoiles à l’intérieur d’une galaxie, vide encore plus immense et étendu entre les galaxies ou les amas de galaxies. Dans ce milieu dépourvu de corps célestes, peut-on encore parler d’espace ? Passons à la troisième :

-    Espace dans lequel on a défini une structure.
Cet espace qui à priori est encore plus mystérieux ou abstrait que les précédents se révèle être celui qui s’applique le mieux aux zomes, dans lequel ils révèleront d’intéressantes propriétés. C’est l’espace des mathématiques.

Je sens déjà que nombreux sont ceux qui pensent que cette partie n’est pas faite pour eux, pensant être nuls dans cette discipline, maths que l’on a tenté à l’école de faire entrer dans leurs têtes mais vite oubliées jusqu’à leurs bribes, et qui, en dehors des quatre opérations, ne sont pas apparues comme nécessaires dans la vie courante. Rassurons les, ce ne sera pas ces mathématiques sévères enseignées dans les collèges et lycées. Mais plutôt celles qui touchent à l’essence des choses.
Dans différentes disciplines, les sciences humaines, la philosophie, la morale, la politique, tout est dans le relatif, dépendant d’un pays ou d’une époque. De nos jours, par exemple, subsiste-t-il encore ces controverses qui ont passionné d’anciennes générations : les noirs ou les amérindiens ont-ils une âme, qu’en est-il de la virginité ou non de la mère de jésus,… ? Et pourquoi dans certains pays les gays sont-ils  autorisés à se marier et exécutés dans d’autres ? Même les sciences dites exactes varient au cours des siècles. Voit-on aujourd’hui la constitution intime de la matière comme on le pensait il y a deux siècles ?
Pourtant s’il est un domaine qui peut se développer et s’étendre mais dont les fondements restent immuables, que l’on doit regarder avec attention si l’on recherche la vérité, c’est le monde des mathématiques. Le théorème de Pythagore - dont au moins on n’a pas oublié le nom si son contenu s’est envolé - était vrai du temps de ce savant grec qui en a fait la démonstration, au 6ème siècle avant notre ère. Comme il l’est encore aujourd’hui et le sera toujours dans le futur, pour peu qu’on ait bien précisé la structure d’espace dans laquelle il s’applique, l’espace euclidien. Il n’est pas vrai par exemple dans l’espace courbe d’une sphère où l’on peut construire un triangle avec trois angles droits et trois côtés égaux.




Un point sur un segment ou une ligne ne peut pas se déplacer ailleurs que sur elle. Il se trouve dans un espace à 1 dimension. L’élévation au carré, le monde de la surface, nous donne accès à l’espace de dimension 2, tout comme l’élévation au cube nous conduit au volume, à la 3G, l’espace dans lequel nous vivons. Mais il n’y a aucune raison d’en rester là, la géométrie envisage des espaces de dimension 4, 5, ou plus encore, passant du cube à l’hypercube. Les théories qui prévoient des univers parallèles au notre naviguent dans des espaces jusqu’à 18 dimensions. Bien entendu, on aura du mal à visualiser les corps géométriques de ces espaces dans lesquels nous n’évoluons pas. Mais de même que le carré est la projection d’un cube dans la seconde dimension, on peut projeter l’hypercube dans une dimension qui nous soit familière, la dimension 2 de cette page où on le dessine.

 
Deux projections de l'hypercube 4 (tesseract) et hypercube 7
   
L'arche de la défense, projection 3D de l'hypercube 4 et crop circle dessinant un hypercube 5


Si l’on veut visionner quelques éléments de cette géométrie, on regardera la vidéo du site http://www.dimensions-math.org/Dim_fr.htm

Au passage l’on peut se poser cette question : certains personnages ne seraient-ils pas une projection dans notre monde d’êtres évoluant dans des espace à dimensions supérieures ?

Mais en quoi cela concerne-t-il les zomes ?
Il convenait d’introduire ces précisions avant de continuer. Car le zome se définit comme la projection d’un hypercube dans notre monde à trois dimensions.
Ou plus généralement de son équivalent non cubique, un parallélotope.

     

Les figures ci-dessus (droite et gauche), sont deux projections d’un hypercube 4. On reconnaît un zome 4 à 12 faces égales ou dodécaèdre rhombique (centre- en ne gardant que les arêtes extérieures).
Comme les hypercubes, le zome peut être rempli par des cellules rhomboédriques, une seule cellule pour le cube, lui-même, 4 cellules identiques pour le zome 4, davantage de cellules de types différents pour des zomes plus complexes.
 
 
Les 8 cellules de l’hypercube 4
 
Une des 4 cellules du zome 4

On comprend mieux à l’exploration de ces propriétés pourquoi, en pénétrant dans un zome, on est captivé par l’espace réel que l’on a sous les yeux et par les espaces plus riches que perçoit notre mémoire cosmique.

Une autre définition du zome que je propose: ce volume spatial est issu d’une étoile qui porte de l’information. Par étoile on entend la figure issue d’un point et d’où rayonnent un certain nombre de branches qui sont autant de lignes directrices. Par exemple, ce sont l’ensemble des arêtes issues du sommet du zome ci-dessus. L’étoile est la figure minimale qui caractérise un type de zome, tant par la pente de ses branches que par leur longueur, par forcément identiques.
 
Cette page a été créée par un logiciel contenant des algorithmes, c’est à dire de l’information. Dans un autre domaine, l’ADN des êtres vivants porte elle aussi un nombre considérable d’informations qui conduisent à un développement et un fonctionnement selon un plan précis. Il en est de même pour le zome à partir d’une information plus simple et qui va lui indiquer comment à partir de l’étoile il va se développer. Par exemple, à chaque extrémité des branches de l’étoile, tracer des parallèles aux branches qui l’encadrent. Et continuer. Le zome va ainsi, automatiquement et de niveau en niveau, voir l’expansion de son enveloppe et ce jusqu’à une limite, expansion suivie d’une contraction avec finalement une convergence des arêtes au pôle opposé (sommet inférieur).


Il pourra même rebondir et entamer sa course en sens inverse.
C’est par l’étude de l’étoile à 31 branches que Steve Baer a inventé le zome, étoile issue du centre d’un icosaèdre et dont les branches passent par les 20 centres de faces triangulaires, par le milieu des 30 arêtes et par les 12 sommets (cela fait 62 branches qui se trouvent 2 à 2 en prolongement, d’où 31 lignes).
   
Cette dynamique conduit à une élégante géométrie du zome qui développe des séries de losanges agencés en doubles spirales.
 


Et qui nous entraîne dans des mondes inexplorés. Est-ce ainsi que se vit la libération de l’espace ?

"Dès le moment où tu es entré dans le monde des formes, une échelle a été dressée pour ton évasion ..."

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